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    LA VITESSE

    1- Tout conducteur doit régler sa vitesse dans la mesure requise par la présence d'autres usagers et en particulier les plus vulnérables, les conditions climatiques (pluie, neige...), la disposition des lieux (chaussée étroite, obstacle à éviter...), leur encombrement, la densité de circulation, le champ de visibilité, l’état de la route, l’état et le chargement de son véhicule; sa vitesse ne peut être ni une cause d'accident, ni une gêne pour la circulation.


    2- Le conducteur doit, compte tenu de sa vitesse, maintenir entre son véhicule et celui qui le précède une distance de sécurité suffisante. (minimum deux secondes entre chaque véhicule, ou la moitié de la vitesse en mètres, sur sol sec)


    3- Le conducteur doit en toute circonstance pouvoir s’arrêter devant un obstacle prévisible. (Les signaux de danger préviennent d'obstacles prévisibles, les passages pour piétons...)

    Aucun conducteur ne peut gêner la marche normale des autres conducteurs en circulant sans raison valable à une vitesse anormalement réduite ou en exerçant un freinage soudain non exigé par des raisons de sécurité. (Le petit vieux devant vous doit donc lâcher le frein s'il circule à 10 à l'heure, sauf s'il est en panne, là, il peut rouler lentement)


    Le conducteur qui veut ralentir de façon notable l’allure de son véhicule doit indiquer cette intention au moyen des feux-stop lorsque le véhicule en est pourvu ou, sinon et si possible, par un geste du bras.

    Tout conducteur doit ralentir lorsqu’il approche d’animaux de trait, de charge et de monture, ou de bestiaux se trouvant sur la voie publique. Il doit s’arrêter lorsque ces animaux montrent des signes de frayeur. (Si le cheval devant vous à l'air énervé, mieux vaut s'arrêter!)

    Il est interdit d’inciter ou de provoquer un conducteur à circuler à une vitesse excessive. (On évite les broum-broum au carrefour pour voir qui va démarrer le premier, et on ne colle pas le conducteur qui précède en faisant des appels de phares pour qu'il aille plus vite...)

    Cas de réduction de la vitesse

    - Virages ( en approche ) On ajuste l'allure...

    - Sommet de côtes ( risque de fin de dépassement en façe )

    - Intersections ( même avec la priorité )

    - Au panneau de limitation de vitesse -

    - Entrée d'agglomération.

    - Pics de pollution - Pluie - brouillard , neige.

    - Tunnels - dedans  vitesse limitée, sortie ( risque d'éblouissement )

    - Vent sur autoroute ( déport important )

    - En cas de croisement étroit ( risque de mal évalué l'espace latéral, accotement non stabilisé ...)

    Conséquence

    Certains en doutent encore. D'autres en acceptent le principe... mais l'oublient lorsqu'ils sont au volant.

    Résultat : la vitesse représente la première cause de mortalité sur nos routes , qu'elle soit « vitesse inadaptée » aux lieux et circonstances ou « vitesse excessive » par rapport aux limitations en vigueur.

    Les principales victimes sur la route sont, en priorité, les jeunes conducteurs (18-24 ans), automobilistes et usagers de deux-roues.

    En ville, ce sont les piétons qui paient le plus lourd tribut à la vitesse : à commencer par les plus vulnérables d'entre eux, les enfants et les personnes âgées.

    Les limites du corps humain

    Même un corps jeune et en pleine forme, avec de bons réflexes et de bons yeux, voit ses performances et ses possibilités d'action amoindries par la vitesse. Quant à sa résistance aux chocs, elle a des limites sur lesquelles les progrès de la science ne peuvent pas grand chose. Le corps humain supporte mal les chocs, et leurs conséquences dépendent étroitement de la vitesse du véhicule lorsqu'ils se produisent.

    1 piéton renversé a 1 risque sur 10 d'être tué si le choc survient à 20 km/h,

    3 risques sur 10 à 40 km/h,

    8 risques sur 10 à 60 km/h... et aucune chance de s'en sortir à 80 km/h

    90 % des informations nécessaires à la conduite sont visuelles. Or la perception diminue au fur et à mesure que la vitesse augmente .

    CHOC CONTRE UN PIETON OU UN CYCLISTE

    À 60 km/h, la violence d'un choc équivaut à une chute verticale du haut d'un immeuble de 5 étages.

    À 150 km/h, le choc équivaut à une chute verticale de plus de 88 mètres !

    CHAMP DE VISION

    Plus on va vite, plus le champ de vision se rétrécit. Ainsi, en tant que piéton, on dispose d'un champ de 180°, voire un peu plus. Devenu automobiliste, on ne dispose plus que d'un champ visuel de 100° à 40 km/h, de 75° à 70 km/h, de 45° à 100 km/h et de 30° à 130 km/h =: une vision « en couloir »

    Plus vous allez vite, plus votre champ visuel se rétrécit !

    champ visuel exprimé en degrés

    Champ de vision

    Les limites de la technique

    Les améliorations apportées en matière de sécurité ont fait leurs preuves : ceinture de sécurité, airbags, système de freinage ABS... Mais la performance de ces équipements peut avoir des effets pervers : le sentiment de sécurité, voire d'invulnérabilité ressenti à l'intérieur de l'habitacle inciterait les conducteurs à prendre davantage de risques.
    C'est pourtant un leurre : les dispositifs de protection ne peuvent annihiler les lois physiques de la vitesse. Sans oublier que le tracé et la visibilité des routes, des autoroutes en particulier, ont été conçus selon des normes correspondant à une vitesse de référence. La dépasser modifie d'autant la bonne maîtrise du conducteur.

    Le système ABS (ou ABR en français Anti Blocage des Roues), contrairement aux idées reçues, ne change en rien les lois de la physique et ne réduit que peu les distances de freinage.
    Il permet au conducteur, lors d'un freinage brusque, de garder un meilleur contrôle de la trajectoire du véhicule, afin d'éviter un obstacle éventuel.
    Seul un freinage "intelligent" - en gardant son calme pour doser la force sur le frein - peut réduire la distance de freinage.

    Temps de réaction

    Le temps de réaction est le temps qui s'écoule entre la perception d'un signal ou d'un événement et l'action qui y répond :

    1- La rétine est impressionnée par la lumiére rouge du feu stop

    2- Le nerf optique transmet cette information au cerveau

    3- Le cerveau : analyse cette information , et prend la décision de freiner

    4-L'ordre est transmis par les nerfs moteurs jusqu'aux muscles de la jambe droite

    5- Les muscles déplacent le pied droit vers la pédale de frein puis le pied commence à enfoncer la pédale

    6- La pression du pied est transmise jusqu'aux roues où les freins commencent à agir.

    La durée de chacune de ces phases est très courte, mais la durée totale de la réaction demande un certain délai. La fatigue, l'absorption d'alcool, de certains médicaments, la consommation de drogues allongent la durée du temps de réaction.

    Temps de réaction

    Vous voyez l'obstacle, 1 seconde plus tard votre pied appuie sur la pédale de freins !.

     

    Calcul de la distance de réaction:

    Pendant le temps de réaction, le véhicule continue à la même vitesse et parcourt une distance appelée distance de réaction.

     

    ("Vitesse en km/h" / 10 ) * 3 = Distance de réaction en m/s

    (avec temps de réaction =1s)

    Exemple :

    A 60 km/h , je parcours environ 6 * 3 = 18 m à la seconde

    A 80 km/h , je parcours environ 8 * 3 = 24 m à la seconde

    LA DISTANCE D'ARRET

    Distance d’arrêt = distance de réaction + distance de freinage.

    Distance d’arrêt sur route séche

    Cette distance se calcule en divisant la vitesse sur dix et multiplier le chiffre obtenu par lui même .

    Exemple:

    - 50 km/h => 50 / 10 * 5 = 25 m

    - 80 km/h => 80 / 10 * 8 = 64 m

    - 110 km/h => 110 / 10 * 11 = 121 m

    La distance d’arrêt

     

    Distance d’arrêt sur route séche

    C'est la distance d'arrêt sur route sèche augmentée de sa moitié.

    Exemple:

    - 50 km/h => (50 / 10 * 5 ) + 13 = 38 m

    - 80 km/h =>( 80 / 10 * 8 ) + 32= 96 m

    - 110 km/h => (110 / 10 * 11) + 60= 181 m

    DISTANCE DE SECURITE

    C'est la distanceque doit laisser tout conducteur devant lui en suivant un autre usager, cette distance est proportionelle de la vitesse du véhicule .

    Si vous roulez à une vitesse moyenne de 50 km/h votre distance de sécurité est de 15 mêtres suivant le calcul ci après:
    ("Vitesse en km/h" / 10 ) * 3 = Distance de sécurité en m

    Exemple:

    - 50 km/h => 50 / 10 * 3 = 15 m

    - 80 km/h => 80 / 10 * 3 = 24 m

    - 110 km/h => 110 / 10 * 3 = 33 m

    A retenir

    Une diminution de 10 % des vitesses entraîne une baisse de 10 % des accidents légers, de 20 % des accidents graves et de 40 % des accidents mortels.